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Dr Thomas-Lamotte

(4ème partie du dossier sur l'origine psychologique des maladies)

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Dr Pierre-Jean THOMAS-LAMOTTE

Neurologue

ET SI LA MALADIE N'ÉTAIT

PAS UN HASARD ?

Éditions Le jardin des Livres ®

Remerciements

Depuis près de dix ans, j'ai eu la chance de côtoyer de nombreux amis, médecins ou thérapeutes férus de psychosomatique. Ils m'ont permis d'enrichir mon point de vue, en particulier grâce à leurs connaissances de médecine chinoise, d'ostéopathie ou d'homéopathie.

Je dois énormément à Pierre Julien pour son accueil, son esprit critique, sa loyauté dans ce travail qui nous passionne au plus haut point. Outre ses idées originales, il m'a aidé patiemment à corriger le manuscrit initial de cet ouvrage pour le rendre un peu plus accessible. Un grand merci également à Chantal Julien qui a favorisé ces rencontres dans la convivialité et l'amitié.

Introduction

Pourquoi un pharmacien qui ne voit que des malades tout au long de sa journée, toute la semaine et même toute l'année, n'est-il pas plus souvent malade ? Pourquoi, après avoir vu en un jour 20 personnes terrassées par la grippe, soit 100 en une semaine, un généraliste non vacciné ne l'attrape-t-il pas non plus ? Pourquoi cette personne qui n'a jamais fumé a-t-elle un cancer des poumons, alors que ce fumeur invétéré qui grille sa cigarette depuis 50 ans n'a rien ? Pourquoi les femmes séparées ou divorcées sont-elles la majorité des cancers du sein ? Pourquoi tous les hommes ne font-ils pas un cancer de la prostate ?

Depuis mes premières années de médecine, je me suis intéressé aux causes de la maladie. Mais après avoir examiné et parlé avec plus de 20.000 patients au cours de ma vie professionnelle, j'en suis arrivé à la conclusion que la maladie n'est pas toujours l'effet d'une cause extérieure mais bien celui d'une cause intérieure. A en croire les médias, je n'ai pas tort. Dans le cas d'un attentat ou d'une catastrophe aérienne, les autorités mettent des psychologues à disposition des survivants et de ceux qui ont perdu un être cher, pour les aider à ne pas se rendre malades eux-mêmes... Quant à la littérature, elle nous conte depuis l'aube des temps des histoires d'amour dans lesquelles l'être délaissé meurt de chagrin. Si on peut empêcher une victime de « s'en rendre malade », on peut sans doute empêcher un père de famille de 45 ans de se rendre malade après avoir reçu sa lettre de licenciement. Ça aussi c'est un trauma, même si cela semble banal. Lui aussi aurait besoin d'un psychologue pour digérer son drame.

Le dogme et le conditionnement nous imposent de relier la maladie à une cause extérieure, un virus, une bactérie, le tabac, le soleil, etc. Les traitements de la médecine classique se résument à attaquer la maladie avec des molécules : la dépression se combat par un anti-dépresseur la douleur ou inflammation par une molécule ant-algique ou anti-inflammatoire anti-biotique traitements anti-mitotiques1; la faiblesse par un médicament tonique ( cardio-tonique, veino-tonique ), etc.

Ces batailles « molécule contre dérèglement moléculaire » donnent souvent de brillants succès. Mais elles ne nous expliquent pas pourquoi autant de femmes divorcées font un cancer du sein. S'il est possible d'étudier cent malades ayant tous une tension artérielle élevée à 17/10, une surcharge pondérale et un diabète, il est difficile d'étudier une cohorte de cent veuves, de cent orphelins, de cent chômeurs longue durée ou de cent femmes divorcées. Cela n'aurait pas de sens parce qu'on ne peut mesurer l'impact du deuil vécu sur chaque personne ainsi que son histoire émotionnelle.

En tant que médecin, j'ai pu vérifier de nombreuses fois l'efficacité des placebos ( actuellement, il n'est d'ailleurs plus possible d'étudier « scientifiquement » un nouveau médicament sans comparer son efficacité à celle d'une pilule inoffensive ). Mais si le placebo peut guérir le malade en agissant simplement sur son psychisme, il y a peut-être un événement « nocebo » avant l'apparition de la maladie... Et si ce nocebo existe, on peut sans doute intervenir à son niveau, et par conséquent sur le déroulement de la maladie ?

Le lien éventuel entre psychisme et maladie n'est évidemment pas un scoop. On le retrouve dès l'Antiquité et dans des civilisations très anciennes, comme par exemple la médecine chinoise. Néanmoins, c'est dans le sillage du docteur Sigmund Freud, que le docteur Georg Walter Groddeck avait mis en évidence le traumatisme psychique pour expliquer la maladie. C'est lui qui a tenté de réintégrer toute pathologie acquise, sans exception, dans un cadre psychosomatique unique. Pour lui, un déterminisme inconscient était à l'origine de toute maladie. Il alla même jusqu'à mettre l'évolution de la maladie entre les mains du malade, y compris sa guérison : « Il ne faudrait pourtant pas oublier que ce n'est pas le médecin qui vient à bout de la maladie, mais le malade. Le malade se guérit lui-même, comme c'est par ses propres forces qu'il marche, pense, respire, dort2».

D'autres médecins depuis sont allés dans son sens. Le docteur Erich Stern par exemple a signalé des guérisons multiples obtenues par psychothérapie dans la tuberculose pulmonaire. Plus récemment, des médecins d'horizons divers comme Carl Simonton aux Etats-Unis, Michel Moirot3 ou Henri Laborit4 en France ont repris ces études sur le lien entre maladie et psychisme, le plus souvent au grand mépris du corps médical occidental, trop occupé à défendre la seule médecine classique5.

Le docteur Dragan Buljevac6 s'est hasardé sur ce chemin de traverse avec une étude sur les malades atteints de scléroses en plaques. Pour essayer de repérer un éventuel lien de cause à effet entre symptôme et psychisme, lui et ses collaborateurs se sont intéressés aux événements psychoaffectifs vécus par leurs patients dans les mois précédant les poussées de la maladie. Ils leur ont confié un carnet dans lequel les malades devaient noter chaque jour tous les événements psychoaffectifs ressentis comme importants. L'analyse des carnets a montré qu'un traumatisme psychique était retrouvé chez 75% des patients entre 7 et 12 mois précédant les signes d'une poussée de sclérose. Malheureusement, cette étude n'a pas été publiée de façon détaillée dans les journaux scientifiques. Elle a seulement fait l'objet d'un poster affiché lors d'un congrès de neurologie avant de tomber dans l'oubli. Dans cet exemple pourtant, la piste psychosomatique était très sérieuse !

Alors comment en suis-je arrivé à poser la question « Et si la maladie n'était pas un hasard ? ». Interne, puis chef de clinique assistant dans les Hôpitaux de Paris, je n'ai réellement commencé l'écoute systématique des patients qu'en devenant chef de service de neurologie dans l'hôpital d'une petite ville de province. Ensuite, je me suis installé comme neurologue libéral parce que je voulais avoir tout mon temps pour discuter avec mes patients. Une véritable carrière à l'envers ! C'était en 1985. Depuis, j'ai écouté plus de 20.000 patients. J'ai pu prendre mon temps avec eux, même si la médecine classique, alliée à une « médecine de l'oreille », est une procédure souvent lente, voire épuisante car les entretiens peuvent parfois durer deux heures, si cela est nécessaire.

Certes, pendant les dix premières années, je me suis senti bien seul dans mon cabinet en ville. Mais à partir de 1998, tout a changé. J'ai d'abord rencontré le psychanalyste Pierre Barbey qui m'a initié « à la lecture des scanners cérébraux ». Il m'a patiemment appris à reconnaître sur une simple photo les zones du cerveau qui portent les traces venant de la « rumination d'un conflit ». Pendant sept ans, pratiquement chaque semaine, j'ai passé une journée avec lui à confronter, en aveugle, les données de la lecture du scanner cérébral au tableau clinique du malade. Et pendant quatre ans, nous avons pu travailler ensemble à Paris, à la Salpétrière, grâce aux professeurs Hauw et Meininger qui nous ont accueillis dans leurs services respectifs. L'heure me semble donc venue de partager les découvertes de cette longue exploration de vingt années de travail.

Les données présentées ici ne font guère recette auprès des journaux scientifiques ou des réunions scientifiques car elles ne rapportent rien aux laboratoires pharmaceutiques. De plus, elles émanent d'un médecin libéral et non d'un professeur de faculté ou du chercheur d'un laboratoire reconnu. Et puis, elles vont souvent à l'encontre du « médicalement correct ». Pourtant, je pense qu'il est utile de livrer dès maintenant le trousseau de clefs que j'ai rassemblé auprès des malades et des soignants. Chaque clef fournie permet une autre vision du symptôme.

Ne pas la livrer, ce serait quelque part ne pas porter assistance à personnes en danger.

Est-il vraiment possible de s'en rendre malade ?

L'homme est fait de désir. Il ne supporte ni les grandes déceptions, ni les agressions, ni même une variation brutale de son mode de vie. L'interruption d'une activité ou d'une relation agréable devient parfois un manque cruel sur le plan psychique et affectif, difficile à supporter sur le plan physique.

Qui n'a jamais observé, au moins une fois dans son entourage, l'apparition d'une maladie grave succédant à un événement dramatique ?

En écoutant les histoires vécues dans les familles ou au travail, il ne semble faire aucun doute qu'un choc psychique précède souvent une maladie. Ainsi, il est très fréquent d'observer des dépressions réactionnelles ( à distinguer d'une réaction de deuil ) après des traumatismes psychoaffectifs : décès ou simplement séparation d'un proche, rupture amoureuse, échec professionnel, maladie grave d'un enfant ou d'un parent.

Il existe également un grand nombre de maladies somatiques qui semblent dépendre directement des facteurs psychiques : ulcère de l'estomac, poussées de tension artérielle, maladies de peau comme l'eczéma ou le psoriasis, crises d'asthme... Certains symptômes peuvent apparaître immédiatement après un traumatisme psychique en quelques minutes, heures ou en quelques jours. D'autres maladies ne seront diagnostiquées qu'après plusieurs semaines ou mois, notamment lorsqu'il s'agit de cancers qui se développent lentement dans la profondeur du corps. Nous allons donner un certains nombre d'exemples où la maladie semble bien se déclencher après un traumatisme psychique important.

CONFLITS ÉMOTIONNELS PROFESSIONNELS

~ Un hold-up aux conséquences prévues par la police

Monsieur E., directeur de banque, a vécu un hold-up sanglant avec des collaboratrices prises en otage. Arrivé sur les lieux, le commissaire de police avait mis le personnel de l'agence en garde : « mon expérience de policier montre que ceux qui ont vécu un hold-up de ce type, développent, après, des maladies graves, voire des cancers à cause du trauma ». Quelques mois plus tard, un virulent cancer s'était développé chez monsieur E. et l'a emporté en quelques semaines.

~ Trop plein de soucis

A la suite de plusieurs méventes de ses produits, monsieur S. a été contraint de placer sa Pme en redressement judiciaire afin de la sauver. Pendant des mois, il n'a cessé de pester et de dire « j'en ai plein les c... » dès qu'il se retrouvait avec des retards ou des problèmes. La pression de l'administration judiciaire s'ajoutant à tous les autres soucis, la réponse de son corps n'a pas tardé : son médecin lui a découvert un cancer des testicules. Le traitement précoce lui a permis d'être soigné.

~ Une mutation forcée

Monsieur R., enseignant, travaillait dans la crainte d'être muté. Il ne voulait pas quitter la ville parce qu'il y vivait une histoire sentimentale. Mais quelques jours après avoir reçu la lettre de sa mutation, il a déclenché une hémorragie cérébrale......

Lisez la suite sur le site de l'éditeur :
https://lejardindeslivres.fr/maladie.htm
sans oublier la table des matières exceptionnelle des affections et maladies détectées ainsi par le Dr Thomas-Lamotte.

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Pour lire la 1ère partie du dossier sur l'origine psychologique des maladies : introduction

Pour lire la 2ème partie du dossier : Dr Hamer

Pour lire la 3ème partie du dossier : "à la santé globale"