Skip to content

La femme soumise

Texte protégé par un droit d'auteur :     copyright-logo-pour-sos-detresse

Cette expression bien connue évoque l'image d'une femme effacée et obéissant par obligation à un mari autoritaire et dominateur. Les exemples de ce genre de condition abondent de par le monde :

. dans un certain nombre de pays, les femmes sont promises dès leur plus jeune âge ou même "vendues" à un homme qui aura pleine autorité sur leur vie;
. après leur mariage, certaines femmes ne sont plus autorisées à avoir de contact avec des gens extérieurs à leur maison ;
. certaines femmes passent leur vie aux côtés d'un mari alcoolique qui les bat et elles n'ont pas le courage de se défendre ;

Mais ces exemples extrêmes, et d'autres s'y rapprochant, sont loin de représenter l'exclusivité de cette situation. Il existe en effet un nombre considérable de femmes qui vivent apparemment "normalement" et qui, pourtant, sont soumises. Elles ne sont pas vraiment conscientes de faire partie des femmes soumises. Cependant, elles ont conscience de ne pas être parfaitement épanouies, de ne pas vivre totalement comme elles le souhaiteraient, de ne pas utiliser au maximum le potentiel qui repose en elles et de ne pas avoir réalisé leurs rêves.

Parmi ces femmes, certaines travaillent uniquement au foyer, d'autres ont une activité professionnelle qui peut même être intéressante et épanouissante. Elles peuvent sembler "libres" car elles ont une automobile à disposition, peuvent se rendre où elles le désirent, pratiquer des activités sportives ou culturelles, rencontrer des amis, voyager. Mais à certains moments de leur vie, lors de certaines circonstances ou en présence de personnes particulières (un mari, un supérieur hiérarchique, un parent, un enfant), elles ressentent qu'elles ne sont pas totalement à leur aise, elles ne se sentent plus libres.

 

 

Qu'est-ce qui permet de reconnaître la femme soumise?

Voici des exemples :
Elle éprouve des regrets dans un certain nombre de circonstances de sa vie : celui de ne pas avoir assez insisté pour appuyer son opinion sur un sujet donné. L'avis des autres a surpassé le sien alors qu'elle était persuadée d'avoir raison.

Le regret de ne pas avoir réalisé ce qu'elle désirait, ce qu'elle souhaitait. Parce qu'elle n'en a pas eu la force ou alors, elle s'est laissé convaincre par d'autres personnes qu'elle ne devait pas agir ou encore, on lui a imposé par la force. Elle n'a pas suffisamment lutté pour aboutir à son but. Cela lui laisse des regrets toute sa vie.
Il existe des femmes qui n'ont pas effectué les études qu'elles voulaient ou exercé le métier qu'elles souhaitaient ou réalisé le mariage dont elles rêvaient.

Il existe des jeunes filles qui sont soumises à l'autorité de leurs parents ou de l'un de leurs parents, qui en ont même peur parfois. Elles se plaignent de manquer de liberté ou n'osent pas réaliser un certain nombre de leurs projets par crainte des reproches habituels ! Elles pensent alors : "vivement que je me marie, je serai enfin libre de faire tout ce que je veux". Et dans de nombreux cas, leur mari prend la place de leur père autoritaire après le mariage et la même situation se perpétue. Le mariage n'a rien changé, elles vivent une grande désillusion.

Bien des femmes se sont dévouées pour les autres durant toute leur vie et ne se sont jamais occupées d'elles-mêmes. Elles ont le sentiment de s'être "sacrifiées" pour leur mari, pour leurs enfants, pour des parents, pour leur travail.  Elles obéissaient à ce qui leur était demandé, anticipaient les besoins des autres même, en étant à leur service. Il leur semblait que cela faisait partie du rôle d'une femme que d'être dévouée à sa famille. Elles s'occupent encore de leurs enfants parvenus à l'âge adulte, prennent en charge les petits enfants quand leurs parents travaillent ou quand elles estiment qu'ils ne s'en occupent pas suffisamment. Certaines sont aussi dévouées à leur employeur ou à leur supérieur hiérarchique à la place de leur famille. En règle générale, elles font passer les désirs des autres avant leurs propres besoins.

Certes, le dévouement est une vertu honorable, mais il ne doit pas aller trop loin. Il ne doit pas s'exercer au détriment de l'intégrité de la personne. Il existe une limite à ne pas dépasser, celle qui conduit à devenir une "esclave" moderne, une personne dont on abuse inconsciemment. Car tout ce processus s'exerce de façon tout à fait  inconsciente. La femme ainsi dévouée a l'impression de bien agir en étant remplie de bonté envers les autres. Seulement, de temps en temps, surgit l'idée qu'elle n'a pas une seconde pour elle, qu'elle n'a jamais le temps de s'occuper d'elle, de réaliser un projet qu'elle souhaite. Parfois aussi éclate la révolte du fait qu'on a vraiment abusé de son temps ou de sa bonté, que l'on s'est moqué d'elle, qu'on l'a trompée, qu'on ne l'a pas assez remerciée pour son travail, que les gens trouvent "normal" qu'elle se dévoue ainsi. Mais la révolte s'apaise aussi vite qu'elle est arrivée. Et son dévouement l'emporte à nouveau dans son tempérament.

La femme soumise ne sait pas dire "non". A chaque fois qu'on lui formule une requête, elle n'ose pas ou ne parvient pas à refuser. Elle est souvent sollicitée car elle est dévouée, tout le monde sait qu'elle est toujours prête à rendre service. Il lui est plus facile de dire oui plutôt que non. Même si elle ne souhaite pas accepter la demande, il lui est très difficile, presque impossible de dire "non". Elle se sent obligée, pour toutes sortes de raisons, d'accepter les sollicitations. Pour refuser, elle doit déployer une force considérable, trouver des motivations valables qu'elle cherche longuement. Et dans le cas où elle parvient à refuser ce qui lui est demandé, elle a presque mauvaise conscience !

Elle est fataliste, dans le sens où, même si elle n'est pas d'accord avec ce qui lui arrive au cours de sa vie, elle réagit en se disant : "c'est le destin", "on ne peut rien y faire", "c'est la coutume", "il faut bien accepter sa croix", "chacun sa peine" "je suis obligée de subir" "il n'y a pas d'autre solution"...

Elle a peur. Elle craint que la situation empire si elle se rebelle ou se défend. Elle craint des représailles, du chantage, un accroissement de sa souffrance, de l'humiliation.

Elle se sent dépendante de quelqu'un ou d'une situation. Elle ne voit pas d'issue possible. Elle est persuadée qu'elle ne peut pas vivre en dehors de son quotidien et pense par exemple :
"je ne peux quitter mon mari qui me bat, je n'ai aucun métier, je ne trouverai pas de travail, je ne pourrai pas m'en sortir toute seule"
"ma situation professionnelle est invivable, mais il y a tant de chômage, si je pars, je ne pourrai plus m'assumer"
"si je quitte ma famille, on me poursuivra jusqu'à ce qu'on me retrouve pour me punir"
"je supporte la situation à cause de mes enfants, si je divorce, ils seront malheureux"

Une femme soumise ne vit pas forcément tous ces exemples à la fois ; selon les circonstances et sa situation, elle est confrontée à l'un d'eux ou à plusieurs d'entre eux.

 

 

Pourquoi la femme soumise se comporte-t-elle ainsi ?

L'explication de ce comportement vient essentiellement de la nature de la femme qui est différente de celle de l'homme, d'une part (ceci sera expliqué en détails dans une conférence ultérieure) et du rapport de force qui existe entre tous les individus, d'autre part. En effet, dès que deux individus se font face, il s'établit automatiquement, et la plupart du temps inconsciemment, un rapport de force. Suivant les personnalités respectives, l'un va dominer l'autre ou bien ils se sentiront de force égale.

Les rapports de force entre les gens

Au fur et à mesure de sa progression dans la vie, tout individu se constitue une personnalité. Toutes les expériences qu'il vit, façonnent progressivement ses traits de caractères ; au milieu de toutes ses expériences, il acquiert des qualités et des défauts en fonction de ses réactions et de ses choix. La liberté dont dispose chaque être humain dans son existence fait que se développent ainsi des personnalités fort diverses et très différentes de par le monde. Et cette richesse de personnalités est appréciable, elle est stimulante pour l'évolution !

Comme les hommes de notre planète sont à des niveaux d'évolution différents, il s'ensuit que, dans les rapports humains, s'établissent obligatoirement des rapports de force. Si chacun éprouvait le respect de son prochain, les plus forts encourageraient les plus faibles à devenir forts en les stimulant de façon positive. Mais cela est réservé à un monde idéal qui est encore à venir. Depuis longtemps, les rapports de force entre humains ont souvent conduit à la domination, l'oppression,  à l'esclavage, aux guerres. Cependant, il est évident que ces rapports existent, on les remarque chez les enfants dès leur plus jeune âge. Chacun peut beaucoup y apprendre. Et particulièrement les faibles qui sont ainsi poussés à se défendre et à apprendre à devenir plus forts.

Il est reconnu qu'une personne forte est plus appréciée qu'une faible. On n'ose même pas évoquer une "personnalité faible", car on considère souvent qu'une personne faible n'a pas de personnalité du tout. Ainsi, il est normal de vouloir développer sa personnalité et de devenir fort. Cela peut s'effectuer de façon naturelle et juste, sans qu'il soit nécessaire de recourir à la domination, l'oppression ou  la violence. Une bonne éducation permettra d'aider les enfants à devenir forts ainsi que bons et justes en même temps.

Mais, ceux qui n'ont pas reçu cette éducation adéquate et qui sont trop faibles, vont être aidés par le destin pour développer ce qui leur manque. Les faibles vont rencontrer sur leur route des obstacles destinés à les obliger à se dépasser, à ne pas se laisser faire. Si cela ne suffit pas à les faire bouger, c'est la souffrance ressentie quand ils se sentent opprimés qui les incitera à réfléchir sur ce qu'ils vivent et ainsi, ils chercheront à transformer leur situation.

Il faut noter aussi qu'avec le rapport de force exercé entre tous les individus, on rencontre nombre de situations ou une personne est à la fois dominante et dominée au cours de sa vie, en fonction des personnes qu'elle côtoie. Dans un certain nombre de cas, un individu opprime ou domine des gens alors qu'il est lui-même en position de soumission vis-à-vis d'une personne précise, plus forte que lui. Par exemple, un chef d'entreprise dur avec son personnel, sera un mouton devant sa femme ou son enfant. Et l'on a du mal à comprendre ce paradoxe ! Il existe pourtant bien souvent dans des cas très divers. On peut aussi ajouter qu'il existe des "hommes soumis", plus ou moins opprimés par leur femme ou quelqu'un d'autre et qui n'affirment pas suffisamment leur personnalité.

 

 

Le rôle de la femme

Depuis très longtemps, la femme est nommée et considérée comme le sexe faible par rapport à l'homme généralement plus grand et plus musclé qu'elle. Cette considération, purement physique, a conduit progressivement à ce que l'homme domine la femme et en vienne même à s'imposer totalement, ainsi qu'à opprimer celles qui ne se soumettaient pas.

Cependant, cette façon de voir est uniquement physique et matérielle. Il est reconnu depuis longtemps que la femme est psychiquement plus forte qu'un homme. Si l'on continue plus loin, on remarque aussi que les femmes fréquentent davantage les offices religieux, qu'elles sont plus attirées et plus sensibles au monde de la spiritualité. Cependant, ces deux domaines, psychiques et spirituels, sont moins palpables que le monde physique et bien souvent, ils sont ignorés ou relégués par les esprits scientifiques ou cartésiens.

Sur terre, la femme a pour rôle de maintenir éveillées les valeurs humanistes dans le cœur des humains, puisqu'elle y est plus sensible que l'homme. Si la femme avait toujours accompli son rôle à ce niveau et qu'elle avait su maintenir les plus nobles notions de qualités humaines dans son entourage, jamais la brutalité, ni l'oppression n'auraient fait leur apparition sur la terre. C'est pourquoi on peut affirmer que, si la femme souffre aujourd'hui de domination et d'oppression, elle en porte une part de responsabilité. C'est le non accomplissement de la mission qui lui est dévolue sur terre qui lui en fait subir à l'heure actuelle les conséquences. Elle est la première à devoir supporter la récolte de ses erreurs. Mais elle est aussi la première qui a le pouvoir de changer les choses et de revenir à ce qui était voulu à l'origine. Si elle en prend la résolution, elle a la possibilité et la force d'éveiller les plus nobles intuitions, les qualités de cœur autour d'elle. En étant un exemple elle-même dans ce domaine et en promouvant ces notions, elle parviendra facilement à donner envie aux hommes de se comporter avec noblesse en toute circonstance.

La femme a un grand pouvoir de persuasion. L'histoire a démontré combien de chefs d'états, de rois, de personnes disposant du pouvoir, étaient  influencés par les conseils d'une femme. Hélas, ce n'était pas toujours sur une bonne voie. Pourtant beaucoup d'hommes sont prêts à suivre une femme qui les guide dans la bonne direction. Il y en a peu qui résisteront à une influence ennoblissante ; et ceux-là sont tellement corrompus qu'ils ne méritent même plus de porter le nom d'Homme !

Si la femme a un comportement moral et spirituel qui tend vers son plus bel épanouissement, elle développera progressivement toutes les facultés nécessaires à une noble féminité. Les hommes ne pourront plus éprouver que du respect envers elle. La situation de soumission disparaîtra. En effet, pour guider sa famille et son entourage vers le bien, la femme devra nécessairement déployer toute la force de sa persuasion et donc développer sa force de caractère. Elle ne permettra plus qu'on la rabaisse, qu'on la soumette comme une esclave.

Cependant, de même qu'il est faux que la femme soit soumise, il est tout aussi faux qu'elle se comporte comme une mégère, un tyran, quelqu'un qui écrase les autres sous ses pieds et les fait souffrir. Elle ne dois pas non plus être superficielle ni vaniteuse. La femme doit inspirer le respect par son propre comportement. Et pour avoir un comportement qualifié de juste, toute femme doit développer les belles qualités féminines qui l'élèvent intérieurement (la douceur, la grâce, la délicatesse...). La femme est capable de persuader et d'indiquer la bonne direction par la douceur.

La paresse

Dans un certain nombre de cas, la femme soumise tolère ou supporte une situation invivable parce qu'elle ne possède pas la force de caractère nécessaire pour faire changer les choses. La transformation de sa vie nécessite des efforts, cela demande un certain travail et toutes ne sont pas prêtes à le fournir. Supporter une vie douloureuse est, pour certaines, finalement plus facile que de se donner la peine de se transformer, d'oser et d'agir. Elles ont conscience qu'elles ne devraient pas tolérer un fait particulier (par exemple d'être trompées ou frappées par leur mari...). Mais au fond, c'est beaucoup plus facile de supporter cela, plutôt que de faire l'effort de changer la situation, d'envisager un divorce, un déménagement, de "recommencer" une nouvelle vie. Il leur est plus facile d'accepter quelques désagréments et de continuer à profiter de l'existence parfois matériellement confortable au quotidien que leur procure celui qui les fait souffrir. Elles renoncent ainsi au vrai bonheur à cause d'une certaine paresse et elles se contentent  d'une vie d'un niveau "moyen".

 

 

Comment changer les choses, transformer cette condition ?

Une des premières solutions qui vient à l'idée de la femme soumise pour sortir de sa condition, c'est d'espérer que celui qui l'opprime se transforme, qu'il change, qu'il devienne meilleur, qu'il lui donne la liberté et le bonheur qu'elle attend. Or c'est une grande erreur. Combien ont attendu leur vie durant en espérant le changement de l'autre !

Une autre solution envisagée est la fuite : partir, quitter la personne qui opprime. Certes, cela peut apporter un soulagement et c'est même parfois indispensable. Cependant, si la femme ne se débarrasse pas en même temps de son tempérament de femme soumise, un scénario identique se représentera à elle quelque temps après. Elle vivra à nouveau le même problème !

En effet, il ne faut pas oublier qu'aucune situation n'est due au hasard. Toute situation - même difficile - a une valeur éducative. Si nous la vivons, c'est parce qu'elle est nécessaire à notre développement. Nous devons la vivre jusqu'à ce que nous ayons trouvé ce que nous devons apprendre grâce à elle. Il nous faut trouver ce qui est erroné  ou ce qui nous manque encore (dans notre caractère, dans nos conceptions, dans notre comportement) sur le chemin du perfectionnement.

C'est pourquoi, pour modifier la condition de soumission de la femme, il est indispensable qu'elle commence par un changement personnel. Cela fait partie des lois de la vie. Si elle souhaite que le monde qui l'entoure soit différent, qu'il se transforme, il faut qu'elle soit la première personne à agir, à changer quelque chose dans sa manière d'être. C'est seulement lorsqu'elle commencera à changer personnellement qu'elle pourra ensuite constater la modification de son entourage. C'est par ses intuitions, ses pensées, ses paroles et ses actes orientés de la bonne manière que la femme y parviendra. Cela demande un certain travail, différent pour chacune, en fonction de ce qu'elle est, et ce travail doit être adapté à chaque cas particulier. Il n'est pas possible d'énumérer tout ce qu'il pourrait être possible d'entreprendre en vue de la transformation. Citons quelques exemples qui pourront constituer une aide.

- la réflexion

Toute transformation réelle passe par la réflexion. Parfois, dans la détresse de sa situation, une femme peut se défendre verbalement, se révolter, prendre la fuite, avoir donc une action impulsive mais qui risque d'être sans lendemain. Pour obtenir un changement durable, une réflexion sérieuse est nécessaire. La femme doit réfléchir, essayer d'analyser sa situation et de la comprendre, puis chercher des solutions. Elle doit trouver des moyens concrets qui lui permettront de changer sa vie. Elle peut chercher des conseils auprès de personnes avisées ou d'organismes spécialisés. Mais le travail le plus déterminant viendra d'elle. Il faut qu'elle soit convaincue qu'elle ne doit plus attendre pour sortir de l'oppression qu'elle vit. Elle ne doit plus hésiter, elle doit être déterminée à agir.

Il est aussi important de ne pas donner une forme trop précise à l'avenir souhaité. Il faut avoir des projets bien sûr, mais accepter une part d'impondérable. En donnant une forme très définie à ce qui est recherché, on court le risque de se mettre des oeillères pour suivre une seule voie, alors qu'il peut se présenter d'autres chemins meilleurs. Il faut être déterminé, mais avec souplesse. Il ne faut pas être entêté, ce qui pourrait conduire à de l'aveuglement et à s'enfermer à nouveau dans une prison.

De plus, pour sortir de sa position de soumission, il est indispensable de devenir indépendant. Il faut devenir capable de s'assumer seul. Aussi longtemps que l'on pense être incapable de vivre seul, d'affronter la vie tout seul, on se coupe de tout succès.

 

 

- les pensées

Il est impératif d'avoir des pensées positives. En se disant : "je vais m'en sortir",  "je vais y arriver", "je suis forte", on utilise le pouvoir de la concentration des pensées d'une manière qui permettra d'acquérir de la force pour accomplir ce qu'on a décidé. Si on est hésitant et que l'on pense souvent "c'est trop dur pour moi", "je n'y arriverai jamais", "je n'ose pas", on ne met aucune chance de son côté. En commençant à agir avec des pensées négatives, on court au devant d'un désastre. Il est préférable d'attendre un peu afin que les pensées s'améliorent et deviennent promotrices.

- l'humilité

Vouloir changer sa vie, cela implique en général que l'on s'était trompé jusqu'ici, que l'on a commis des erreurs, que ce que l'on pensait était faux, que l'on était ignorant, peu expérimenté etc...  C'est le constat d'avoir vécu une part d'échec au cours de sa vie et cela n'est pas évident à accepter. Reconnaître que l'on n'est pas parfait, que l'on a encore à apprendre, cela n'est pas aisé pour tout le monde. La plupart des gens sont généralement fiers d'eux-mêmes ou sûrs du bien fondé de leur passé. C'est un pas très important de reconnaître avec sincérité et humilité ses imperfections et donc sa faiblesse dans le cas de la soumission. Aussi longtemps que l'on rejette la faute sur les autres, on ne peut réellement avancer. Réfléchissez à cette phrase : "Si j'ai souffert, j'en suis responsable. C'est parce que je l'ai toléré et permis, qu'une telle situation a pu s'installer. Si je n'avais pas été aussi faible, jamais une telle chose ne serait arrivée. Je ne dois pas penser que c'est l'autre le coupable et je ne dois pas lui en vouloir".

- le langage :

La femme qui veut se sortir de sa condition doit oser exprimer son avis et ne plus se taire. Même si cela n'est pas apprécié au début, elle doit dire ce qu'elle pense. Cela portera ses fruits avec le temps.
Mais attention, le langage qu'elle emploie est important et influencera l'attitude des autres vis-à-vis d'elle. Que son langage soit simple, beau, naturel. Une femme qui parle de façon grossière, argotique, méchante, arrogante, familière ou frivole n'inspirera pas le respect.
Le ton aussi a son importance. Une voix timorée, timide, incertaine, suppliante doit être remplacée par une voix ferme, pleine d'assurance,  mais sans cris, sans menaces, sans chantage surtout, car ça ne serait pas pris au sérieux ! Qu'elle n'entre pas dans des disputes, cela serait aussi stérile. C'est son assurance (suivie par l'action) qui fera poids.

 

 

- l'action

La femme doit oser agir comme elle l'entend. Elle doit agir sans se préoccuper de l'avis des autres qui peuvent vouloir l'influencer, ni se préoccuper des habitudes, des coutumes, parfois fausses et entravantes de la société au milieu de laquelle elle vit. Elle doit agir selon ce qu'elle ressent au fond d'elle en ayant le meilleur vouloir. Celle qui ne pense qu'au bien des autres, n'aura jamais l'intention de leur faire du tort. Ainsi, si elle ressent qu'on abuse de sa bonté, qu'on la retient prisonnière, qu'elle ne peut exprimer ses talents, que d'autres décident de sa vie à sa place, elle doit réagir. Si elle n'est ni égoïste, ni superficielle, elle devrait ressentir ce qui est juste et donc savoir comment elle doit modifier son comportement. Si elle éprouve des difficultés à trouver ce qu'elle doit changer, elle pourra obtenir de l'aide en recherchant le sens de sa vie et son intuition féminine la guidera pour découvrir ce qui est juste. Après  cette réflexion pour décider ce qu'elle doit faire, elle se mettra à l'action avec détermination et aussi avec persévérance. Car ceux qui l'oppriment ne vont pas forcément accepter le changement immédiatement. Il ne faut pas qu'elle baisse les bras au premier obstacle qui surgira ! Si elle a peur de commettre une erreur, de se tromper dans son action, il faut néanmoins qu'elle "ose" agir. Mieux vaut agir en risquant une petite erreur que d'attendre éternellement afin ne pas prendre le risque de se tromper ! Il est préférable de toujours avancer. Si l'on commet une erreur avec un bon vouloir, on a toujours l'opportunité de la réparer.

La force de l'action est surprenante. Combien de personnes brimées par quelqu'un, ont été étonnées de constater le changement d'attitude de leur conjoint ou de leur supérieur, par exemple, dès qu'elles ne laissaient plus faire. Elles étaient réprimandées, humiliées, insultées, battues sans oser se défendre, parfois pendant des années. Quand elles ont décidé de quitter le foyer, de demander le divorce, de changer de travail, donc d'affronter la situation,  le camp adverse s'est soudain calmé, s'est repris et s'est amélioré.
Cependant, dans certains cas (un mari volage, alcoolique, des collègues malveillants...) il n'y a aucun espoir, aucune amélioration à attendre. Il faut couper les liens au plus vite et démarrer sur de nouvelles bases.
Dans d'autres cas, après avoir entrepris une action décisive, une aide inattendue survient. Cela peut provenir d'un événement ou d'une personne. Cette aide permet de poursuivre l'action avec plus de facilité, alors qu'au départ, elle semblait insurmontable. Ce qui confirme le proverbe : "aide-toi, le ciel t'aidera". Il faut d'abord faire le premier pas avant de voir survenir une aide extérieure.

Le fait d'agir comme elle le souhaite et de la façon dont elle l'a décidé, apporte à la femme une libération. Elle se sent soudain plus légère, enfin libre et aussi heureuse. Elle a ainsi la confirmation que ce qu'elle a entrepris était juste. Par contre, si elle se sent mal à l'aise, si elle a mauvaise conscience et ne trouve plus de sérénité, il est préférable qu'elle réfléchisse et qu'elle cherche ce qui pourrait être faux dans ces agissements. Ce n'était peut-être pas la bonne solution ou pas la meilleure  forme à donner à son vouloir. Si elle est sincère, elle trouvera d'autres plans d'action plus appropriés et finira par accomplir ce qui est juste.

Au fur et à mesure que la femme s'affirme par des actions concrètes dans sa vie quotidienne, sa force intérieure grandit et elle acquiert de plus en plus d'assurance. Elle ne doit pas relâcher sa vigilance après ses premières démarches. Elle subira de nombreux "tests de vérification" dans son quotidien pour contrôler sa progression. Même si elle est déterminée à ne plus se laisser faire, elle doit le prouver dans toutes les différentes situations de la vie qui se présentent à elle, et cela peut nécessiter plusieurs mois d'apprentissage. Les événements de la vie se chargent de lui proposer régulièrement des tests pour vérifier sa bonne conduite et les tests sont d'un niveau qui s'élève progressivement jusqu'à l'acquisition complète du comportement correct. Les rechutes sont possibles et presque normales. On ne change pas en une semaine un comportement qui durait parfois depuis des dizaines d'années ! Ces rechutes sont même l'occasion de se motiver encore plus pour repartir avec davantage de détermination. L'expérience s'acquiert avec le temps, elle augmente de plus en plus jusqu'à ce qu'un jour on s'aperçoive que le défaut de "femme soumise" n'existe plus et que la qualité de "femme sûre d'elle et déterminée" est définitivement acquise à la personnalité.

Lorsque la femme agit en toute sérénité en se fiant à ses plus nobles intuitions, non seulement sa vie est remplie de bonheur, mais elle contribue à apporter le bonheur autour d'elle : au sein de sa famille ainsi qu'à tous les gens qu'elle côtoie régulièrement ou non. Sa présence stimule les autres et les encourage à diriger tous leurs actes dans la bonne direction. Elle réveille les bons instincts qui sommeillent en chacun et peut orienter positivement leur destinée. La femme a la possibilité d'élever l'ensemble de l'humanité et la faire progresser. Elle possède donc un énorme pouvoir, c'est pourquoi sa responsabilité est aussi très grande. Qu'elle l'utilise donc avec assurance, détermination et sagesse.

M.A

Retour "haut de page"

Retour à l'accueil de "articles et conférences"

 


________________________