Skip to content

La femme soumise

Texte protégé par un droit d'auteur :     copyright-logo-pour-sos-detresse

Cette expression bien connue évoque l'image d'une femme effacée et obéissant par obligation à un mari autoritaire et dominateur. Les exemples de ce genre de condition abondent de par le monde :

. dans un certain nombre de pays, les femmes sont promises dès leur plus jeune âge ou même "vendues" à un homme qui aura pleine autorité sur leur vie ;
. après leur mariage, certaines femmes ne sont plus autorisées à avoir de contact avec des gens extérieurs à leur maison ;
. certaines femmes passent leur vie aux côtés d'un mari alcoolique qui les bat et elles n'ont pas le courage de se défendre ;

Mais ces exemples extrêmes, et d'autres s'y rapprochant, sont loin de représenter l'exclusivité de cette situation. Il existe en effet un nombre considérable de femmes qui vivent apparemment "normalement" et qui, pourtant, sont soumises. Elles ne sont pas vraiment conscientes de faire partie des femmes soumises. Cependant, elles ont conscience de ne pas être parfaitement épanouies, de ne pas vivre totalement comme elles le souhaiteraient, de ne pas utiliser au maximum le potentiel qui repose en elles et de ne pas avoir réalisé leurs rêves.

Parmi ces femmes, certaines travaillent uniquement au foyer, d'autres ont une activité professionnelle qui peut même être intéressante et épanouissante. Elles peuvent sembler "libres" car elles ont une automobile à disposition, peuvent se rendre où elles le désirent, pratiquer des activités sportives ou culturelles, rencontrer des amis, voyager. Mais à certains moments de leur vie, lors de certaines circonstances ou en présence de personnes particulières (un mari, un supérieur hiérarchique, un parent, un enfant), elles ressentent qu'elles ne sont pas totalement à leur aise, elles ne se sentent plus libres.

Qu'est-ce qui permet de reconnaître la femme soumise ?

Voici des exemples :
Elle éprouve des regrets dans un certain nombre de circonstances de sa vie : celui de ne pas avoir assez insisté pour appuyer son opinion sur un sujet donné. L'avis des autres a surpassé le sien alors qu'elle était persuadée d'avoir raison.

Le regret de ne pas avoir réalisé ce qu'elle désirait, ce qu'elle souhaitait. Parce qu'elle n'en a pas eu la force ou alors, elle s'est laissé convaincre par d'autres personnes qu'elle ne devait pas agir ou encore, on lui a imposé par la force. Elle n'a pas suffisamment lutté pour aboutir à son but. Cela lui laisse des regrets toute sa vie.
Il existe des femmes qui n'ont pas effectué les études qu'elles voulaient ou exercé le métier qu'elles souhaitaient ou réalisé le mariage dont elles rêvaient.

Il existe des jeunes filles qui sont soumises à l'autorité de leurs parents ou de l'un de leurs parents, qui en ont même peur parfois. Elles se plaignent de manquer de liberté ou n'osent pas réaliser un certain nombre de leurs projets par crainte des reproches habituels ! Elles pensent alors : "vivement que je me marie, je serai enfin libre de faire tout ce que je veux". Et dans de nombreux cas, leur mari prend la place de leur père autoritaire après le mariage et la même situation se perpétue. Le mariage n'a rien changé, elles vivent une grande désillusion.

Bien des femmes se sont dévouées pour les autres durant toute leur vie et ne se sont jamais occupées d'elles-mêmes. Elles ont le sentiment de s'être "sacrifiées" pour leur mari, pour leurs enfants, pour des parents, pour leur travail.  Elles obéissaient à ce qui leur était demandé, anticipaient les besoins des autres même, en étant à leur service. Il leur semblait que cela faisait partie du rôle d'une femme que d'être dévouée à sa famille. Elles s'occupent encore de leurs enfants parvenus à l'âge adulte, prennent en charge les petits enfants quand leurs parents travaillent ou quand elles estiment qu'ils ne s'en occupent pas suffisamment. Certaines sont aussi dévouées à leur employeur ou à leur supérieur hiérarchique à la place de leur famille. En règle générale, elles font passer les désirs des autres avant leurs propres besoins.

Certes, le dévouement est une vertu honorable, mais il ne doit pas aller trop loin. Il ne doit pas s'exercer au détriment de l'intégrité de la personne. Il existe une limite à ne pas dépasser, celle qui conduit à devenir une "esclave" moderne, une personne dont on abuse inconsciemment. Car tout ce processus s'exerce de façon tout à fait  inconsciente. La femme ainsi dévouée a l'impression de bien agir en étant remplie de bonté envers les autres. Seulement, de temps en temps, surgit l'idée qu'elle n'a pas une seconde pour elle, qu'elle n'a jamais le temps de s'occuper d'elle, de réaliser un projet qu'elle souhaite. Parfois aussi éclate la révolte du fait qu'on a vraiment abusé de son temps ou de sa bonté, que l'on s'est moqué d'elle, qu'on l'a trompée, qu'on ne l'a pas assez remerciée pour son travail, que les gens trouvent "normal" qu'elle se dévoue ainsi. Mais la révolte s'apaise aussi vite qu'elle est arrivée. Et son dévouement l'emporte à nouveau dans son tempérament.

La femme soumise ne sait pas dire "non". A chaque fois ...

Lire la suite (fichier au format PDF)    pdf-icone
Vous aurez besoin pour ouvrir ce fichier du logiciel ADOBE READER.
Si vous ne le possédez pas dans votre ordinateur, vous pouvez le télécharger gratuitement en cliquant sur ce lien .